À quoi servent les histoires?

Sous le couvert du divertissement, les histoires souhaitent vous édifier, vous forger le caractère juste un peu en vous montrant une situation morale, un conflit et un résultat. Elles cherchent à vous changer un peu, à vous rendre plus humain en comparant votre comportement à celui des personnages.

Christopher Vogler
The Writer’s Journey: Mythic Structure for Writers

La traduction est de moi.

Lecteur au rapport!

Le pingouin par Andreï Kourkov

LePingouinJe me suis extirpé du marais goudronneux de ma Xbox One assez longtemps pour terminer The Writer’s Journey et 1Q84. Cela m’a permis de me remettre à ce roman d’un auteur que je découvre et que j’apprécie jusqu’à présent. Ça m’encourage un peu parce que j’en ai acheté un second de Kourkov à la même occasion. Il faut dire que le choix était difficile à faire entre l’intrigue fort curieuse du Pingouin et la jaquette de l’autre qui déclarait avoir été interdit par Poutine (Le dernier amour du président). Une chose est sure: heureusement que je n’ai pas fait la même chose avec Murakami; j’aurais peut-être deux autres volumes de 1Q84 à lire présentement.

Story Engineering par Larry Brooks

StoryEngineeringÇa faisait longtemps que je voulais commencer ce livre, mais je sentais que je devais passer par les ouvrages à base mythologique en premier (Campbell et Vogler). Avoir su… Bien que je n’ai que quelques chapitres de lus, je suis déjà enthousiasmé par l’approche très méthodique de Larry Brooks. En fait, son approche me rappelle beaucoup les articles que j’ai écrits quand je disposais de quelques pages à la fin d’Epic Kill, série créée par Raffaele Ienco et publiée par Image Comics. Ma rubrique s’intitulait Unscrewed Panels (en anglais, on appelle les cases d’une bande dessinée panels) et j’y exposais une façon de traiter l’écriture de fiction qui tient plus de la mécanique que de l’inspiration, tout comme semble le faire Larry Brooks dans son livre.

Le mauvais par Yoshida Shuichi

LeMauvaisEh oui, un autre auteur japonais! Pour tout vous dire, j’ai tendance à rester dans mes ornières quand je lis. Ces temps-ci, j’ai toujours dans mes lectures un ouvrage sur l’écriture de fiction, un roman en français et un livre quelconque qui touche de près ou de loin au Japon. Le mauvais (souhaitons que ce ne soit pas un présage sur la qualité de l’histoire) fait partie de mon butin de Noël de 2014. (Merci encore, Amélie!) Je n’ai même pas lu une cinquantaine de pages encore alors je peux difficilement formuler un avis valable pour le moment. Pronostic: neutre.

Les Grands Dossiers des Sciences Humaines Hors-Série, numéro 3

gdshhs003Je ne pensais pas ajouter de revues à mes lectures pour un bout mais j’ai aujourd’hui découvert que la Librairie La Liberté à Sainte-Foy offre l’une des meilleures sélections de périodiques en ville. J’y ai découvert des choses que je ne croyais même pas exister (dont enfin une revue historique ayant le potentiel d’intéresser mon fils de treize ans). Quant à savoir pourquoi j’ai choisi cette revue-ci en particulier, eh bien, vous connaissez ma passion pour l’histoire. De la redécouvrir sous un angle moins occidental constituait une proposition fort intéressante.

Beaux-Arts Hors-Série: Les secrets des chefs-d’oeuvre de la BD

bahs_bdJe m’en suis toujours voulu d’avoir délaissé pendant une longue partie de ma vie tout ce qui s’est fait côté BD européenne. Pour moi, ça se limitait à Tintin, Astérix, Spirou et Achille Talon. Pour me sustenter en histoires bien charnues, je préférais chasser du côté des Américains (et là encore, on ne peut pas dire que les intrigues dans Amazing Spider-Man volaient bien haut…). Aujourd’hui, après avoir réalisé tout l’immense territoire narratif que j’ai négligé, je commence à regarder du côté de l’Ancien Monde…

100 mots sur… The Writer’s Journey

writersjourneyLire The Writer’s Journey est l’équivalent de s’asseoir au chevet d’un génie en proie à une crise de délire: la majeure partie de ce qu’il dira ne sera d’aucune utilité mais, pendant l’un de ses rares moments de lucidité, la fièvre lui inspirera une idée éclatante. Je soupçonne que le problème principal de l’auteur tient du fait qu’il s’efforce désespérément d’accrocher son discours à celui de Joseph Campbell (The Hero With a Thousand Faces). Il en ressort un propos affaibli, pétri d’associations d’idées ténues, de lieux communs et de justifications.

Les dix derniers mots: Qui n’a qu’un marteau ne voit partout que des clous.

Lecteur au rapport!

« Lecteur au rapport? Que c’est que c’est que ça? » vous entends-je vociférer, mes hypothétiques lecteurs. Pour les six d’entre vous qui n’êtes pas ici pour la première fois, c’est ce que vous connaissiez sous le nom du Statut de la pile. J’ai décidé d’en changer le nom après m’être rendu compte que, pour beaucoup de blogueurs qui font la même chose que moi, la « pile », c’est ce que moi j’appelle la « réserve », c’est-à-dire le tas de livres en attente d’être lus. Alors voilà, je rentre dans le rang!

The Writer’s Journey: Mythic Structure for Writers par Christopher Vogler

writersjourneyÇa s’améliore sur le front Vogler! Après une longue série de chapitres sur les archétypes narratifs calqués sur la théorie de Jung, l’auteur a maintenant pénétré le coeur de son propos avec l’application du monomythe de Joseph Campbell à la construction d’une structure narrative. Bon, c’est encore un peu brouillon comme approche et les exemples puisés des Westerns sont étrangement nombreux, mais au moins on est dans du concret!

1Q84, livre 1: Avril – Juin par Haruki Murakami

1Q84v1Je ne parviens toujours pas à m’expliquer pourquoi un livre dont la narration est si lente et dense parvient toujours à m’envoûter dès que j’en ai lu une page ou deux. Il doit y avoir quelque chose dans le style des auteurs japonais, plus spécifiquement dans la façon qu’ils amènent et développent leurs idées, qui fait en sorte que commencer un chapitre donne l’impression de se glisser dans un bon bain chaud et parfumé.

Le pingouin par Andreï Kourkov

LePingouinJ’ai lu trois pages jusqu’à présent.

All About History, numéro 20

AllAboutHistory020Une nouvelle revue! En rubrique dans ce numéro: des Anglais qui se tapent dessus, Houdini qui démasque des charlatans, des Cubains qui ont des missiles, des Romains qui persécutent des Chrétiens, Malcolm X qui combat les injustices sociales, des Templiers qui se battent en Terre sainte et un zeppelin qui s’écrase. Du divertissement (et de l’instruction) pour tous les goûts!

Statut de la pile

Le dernier Lapon par Olivier Truc

LeDernierLaponLa lecture se poursuit, potoum-potoum. Olivier Truc me tient toujours en haleine, ce qui est normal puisque je ne suis qu’au tiers du livre. Tout est encore mystère, tout reste à être expliqué. Cependant, une certaine appréhension commence à s’installer; malgré le décor exotique du roman, je sens qu’il s’agit encore des même ressorts que j’ai vu des douzaines de fois dans d’autre polars. L’action a beau se dérouler au coeur de la toundra norvégienne, j’ai peine à discerner ce qui fait la spécificité de ce roman. Paris, Londres ou New York, les éléments de l’histoire sont facilement interchangeables. Mais je garde espoir!

The Writer’s Journey: Mythic Structure for Writers par Christopher Vogler

writersjourneyLa grande déception de cette semaine. Après un départ fulgurant, Christopher Vogler trébuche une fois les premiers chapitres passés, se prenant les pieds dans les ornières trop profondes du monomythe de Joseph Campbell. Autant sa pensée semblait pragmatique et facilement applicable au début, autant maintenant elle sonne convenue et empêtrée dans un fatras psychanalytique. Quand il n’énonce pas une notion convenue comme une nouvelle vérité, Vogler se perd en association d’idées sur fond de psycho-pop.

1Q84, livre 1: Avril – Juin par Haruki Murakami

1Q84v1Je voyais ce livre partout et je veux vraiment dire partout: librairies, boutiques de revues, pharmacies, épiceries – toujours la même édition avec cette couverture énigmatique. J’avais aussi déjà croisé le nom de l’auteur dans un article très intéressant sur le réalisme magique dans les romans. Déjà que j’affectionne particulièrement les auteurs japonais, ma curiosité a finalement pris le dessus à Noël. Je n’ai lu que deux chapitres jusqu’à présent et j’aime bien. Certes, c’est difficile de déceler le style d’un auteur japonais au travers d’une traduction française, mais je remarque que Murakami a tendance à prendre son temps pour décrire des gestes et des endroits pourtant simples. Or, malgré ce nombre objectivement plus élevé de mots, ça reste toujours intéressante grâce au choix des mots (peut-être dû à la traduction) et des éléments sur lesquels la description s’attarde (certainement dû à l’auteur).