100 mots sur… Story Engineering

StoryEngineeringLarry Brooks et moi partageons la même bête noire en ce qui a trait à l’acte d’écriture: la croyance que la création littéraire est une communion avec la Muse, un mystère dont seuls les initiés peuvent bénéficier. Bref, l’inspiration est un don; hors d’être « béni », point de salut! Au contraire, Brooks est du parti que, plutôt d’espérer tomber en état de grâce devant la feuille blanche, il suffit d’appliquer une méthode rigoureuse et efficace pour obtenir un résultat . Écrire tient d’un savoir-faire artisanal qu’il est possible d’apprendre et de maîtriser.

Les dix derniers mots: Le secret d’une bonne histoire, c’est la transpiration, pas l’inspiration.

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Lecteur au rapport!

Un café maison par Keigo Higashino

UnCafeMaisonEh oui! Je retombe dans mes livres japonais! Après un détour dans le monde russe et ukrainien, je reviens à mes anciennes amours (parce qu’il faut bien que je passe au travers de ma pile!). Voyez vous, j’avais été quelque peu échaudé par 1Q84 de Murakami Haruki et je voulais prendre un peu de distance avant de retoucher aux auteurs du pays du soleil levant. Il est encore tôt pour me prononcer (deux chapitres lus), mais j’ai tout de même un bon pressentiment.

Story Structure Architect par Victoria Lynn Schmidt

StoryStructureArchitectOn dirait que Schmidt a pris peur lorsqu’elle a vu Story Physics de Larry Brooks me lasser avec son propos redondant et son usage intempestif d’analogies. Ça m’amuse d’imaginer qu’elle s’est alors empressée de condenser son contenu à l’extrême, n’en laissant que des listes et des définitions. Terriblement sec mais tout aussi efficace. Si la plupart des ouvrages sur l’écriture sont des revues de décoration, Story Structure Architect est un feuillet d’instruction pour assembler les meubles sur les photos.

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Un dernier mot avant de fermer la boutique: je songe sérieusement à changer la formule de Lecteur au rapport!, voire à supprimer cette rubrique. Je rencontre souvent les mêmes deux problèmes: soit un livre s’éternise sur ma table et je finis par manquer de choses à dire à son sujet, soit j’écris la rubrique alors que je viens de commencer un livre et je n’ai rien à dire dessus. Tant qu’à taper sur un clavier pour remplir une colonne de mots, j’aimerais autant mieux vous offrir du contenu plus intéressant et pertinent. J’y réfléchis dans la semaine qui vient…

Lecteur au rapport!

Story Physics par Larry Brooks

StoryPhysics

Une autre semaine, sept autres petits chapitres lus dans Story Physics. Ma vitesse de croisière peu élevée tient du fait que je concentre mon temps de lecture sur les oeuvres de fiction, surtout des romans ces temps-ci. J’ai déjà passé une somme de temps considérable sur l’assimilation de théorie l’an passé, j’ai envie cette année de prendre les choses à la légère. Après tout, après m’être frotté aux écrits de tant de praticiens, j’en suis venu à la conclusion qu’en fin de compte, ce ne sont là que des opinions. La base, je l’ai acquise depuis longtemps. Tout ce que je lis maintenant sur le sujet, c’est pour l’agrément et rien d’autre.

Azazel par Boris Akounine

AzazelJe parlais de mettre l’accent sur la lecture de romans? Voilà! Non seulement j’ai terminé Le dernier amour du président d’Andreï Kourkov au cours de la semaine dernière, mais en plus j’ai trouvé le temps de  lire au complet Igor Grabonstine et le Shining de Mathieu Handfield, une suggestion d’Amélie. Que de succulentes lectures: cinq étoiles sur cinq pour les deux! Il va d’ailleurs falloir que j’écrive une critique en bonne et due forme pour le roman de Handfield. En attendant, j’ai attaqué Azazel, le premier volet de la série Éraste Fandorine de Boris Akounine. De la bonne vieille énigme policière comme je les aime!

 

Lecteur au rapport!

Le dernier amour du président par Andreï Kourkov

DernierAmourPresidentLa dernière semaine a été plutôt rude autant sur le plan professionnel que personnel alors je n’ai pas beaucoup progressé dans mes lectures, si ce n’est d’un blitz dans l’après-midi d’hier pour terminer Story Engineering. Je demeure cependant fier d’une chose: j’ai tenu mon engagement en ce qui concerne ma lecture de romans. En effet, je n’en ai qu’un seul en chantier présentement, Le dernier amour du président. Il est assez costaud, mais il compense amplement en qualité. On dirait bien qu’Andreï Kourkov est en train de devenir l’un de mes auteurs préférés.

Story Physics par Larry Brooks

StoryPhysicsJ’ai bien aimé le précédent ouvrage de l’auteur, Story Engineering, mais je trouvais que Brooks avait tendance à se répéter. En retirant toutes les répétitions et les analogies de sport, on aurait pu certainement s’épargner une centaine de pages. Alors que je commence Story Physics, j’ai nécessairement un soupçon qui me vient en tête: ce livre se révèlera-t-il une répétition de 250 pages du précédent? Peu importe, le propos de Brooks est toujours fort pertinent; je m’attends ici au même niveau de réflexion sur l’art de l’élaboration d’oeuvres de fiction.

Lecteur au rapport!

Story Engineering par Larry Brooks

StoryEngineeringUne approche réaliste, une méthode pratique, des exemples concrets – quel plaisir de lire ce livre après avoir dû me taper tant de théories à l’argumentation faible et au propos anémique dans d’autres ouvrages sur le même sujet. Larry Brooks continue de me plaire en prônant d’étudier le « génie narratif » à l’opposé de s’en remettre aux bonnes grâces des muses capricieuses. Car oui, vous pouvez écrire si vous travaillez bien, que vous soyez « inspiré » ou non.

Le mauvais par Yoshida Shuichi

LeMauvaisJe retrouve dans ce roman la même tendance qui m’avait déplu dans 1Q84: un traitement tellement libre de la chronologie des événements qu’on finit par perdre le fil. Est-ce que je suis en train de lire l’intrigue principale? Ou un flashback? Ou le récit d’un personnage auquel pense un autre personnage pendant un flashback provoqué par les propos d’un troisième? Peut-être est-ce aussi une caractéristique typique de la littérature japonaise. Je finirai bien par le découvrir…

Le dernier amour du président par Andreï Kourkov

DernierAmourPresidentJe n’ai que six chapitres de lus jusqu’à présent, mais je reconnais déjà le style qui m’avait accroché dans Le pingouin. Je devrais donc apprécier les 99% restants de ce livre. Ce qui me fait penser: ce matin, j’ai pris conscience que ma manie de lire plusieurs romans de front constitue un handicap majeur à mon rythme de lecture. C’est pourquoi je songe à changer ma façon de procéder: dès que j’aurai terminé Le mauvais, je vais me concentrer uniquement sur Le dernier amour du président. Je ne commencerai un nouveau roman que lorsque Le dernier sera fini. Puis ce sera un à la fois. Peut-être. On verra.

Timbrés de l’orthographe, numéro 9

TimbresDeLOrthographe009Je suis déçu. En fait, je déchante beaucoup et ce n’est que le second numéro que je lis. Tout ce que je percevais comme de la fraîcheur et de l’impertinence dans le numéro précédent me semble dans celui-ci l’arrogance d’un vieil instituteur qui n’a pour seule fierté que la faculté d’épeler « thuriféraire » sans faute. Et pour que je flirte ainsi avec l’hypocrisie en critiquant que quelqu’un étale sa culture, il faut que le ton soit vraiment agaçant.

Une des nombreuses définitions du talent

Une esthétique commerciale est ce qui guide ces peintres dont les oeuvres sont accrochées aux murs de la boutique d’affiches du centre commercial plutôt qu’à ceux de la galerie du centre-ville. Pourtant, les deux groupes d’artistes font leur travail en utilisant un ensemble partagé de bases et de processus attendus. La frontière qui les départage est floue et mince. Cette frontière est ce que l’on appelle l’art et la faculté de manipuler celle-ci sans la traverser est ce qu’on appelle le talent.

Larry Brooks
Story Engineering

(La traduction à partir de l’anglais est de moi.)

Lecteur au rapport!

Le pingouin par Andreï Kourkov

LePingouinJe me suis extirpé du marais goudronneux de ma Xbox One assez longtemps pour terminer The Writer’s Journey et 1Q84. Cela m’a permis de me remettre à ce roman d’un auteur que je découvre et que j’apprécie jusqu’à présent. Ça m’encourage un peu parce que j’en ai acheté un second de Kourkov à la même occasion. Il faut dire que le choix était difficile à faire entre l’intrigue fort curieuse du Pingouin et la jaquette de l’autre qui déclarait avoir été interdit par Poutine (Le dernier amour du président). Une chose est sure: heureusement que je n’ai pas fait la même chose avec Murakami; j’aurais peut-être deux autres volumes de 1Q84 à lire présentement.

Story Engineering par Larry Brooks

StoryEngineeringÇa faisait longtemps que je voulais commencer ce livre, mais je sentais que je devais passer par les ouvrages à base mythologique en premier (Campbell et Vogler). Avoir su… Bien que je n’ai que quelques chapitres de lus, je suis déjà enthousiasmé par l’approche très méthodique de Larry Brooks. En fait, son approche me rappelle beaucoup les articles que j’ai écrits quand je disposais de quelques pages à la fin d’Epic Kill, série créée par Raffaele Ienco et publiée par Image Comics. Ma rubrique s’intitulait Unscrewed Panels (en anglais, on appelle les cases d’une bande dessinée panels) et j’y exposais une façon de traiter l’écriture de fiction qui tient plus de la mécanique que de l’inspiration, tout comme semble le faire Larry Brooks dans son livre.

Le mauvais par Yoshida Shuichi

LeMauvaisEh oui, un autre auteur japonais! Pour tout vous dire, j’ai tendance à rester dans mes ornières quand je lis. Ces temps-ci, j’ai toujours dans mes lectures un ouvrage sur l’écriture de fiction, un roman en français et un livre quelconque qui touche de près ou de loin au Japon. Le mauvais (souhaitons que ce ne soit pas un présage sur la qualité de l’histoire) fait partie de mon butin de Noël de 2014. (Merci encore, Amélie!) Je n’ai même pas lu une cinquantaine de pages encore alors je peux difficilement formuler un avis valable pour le moment. Pronostic: neutre.

Les Grands Dossiers des Sciences Humaines Hors-Série, numéro 3

gdshhs003Je ne pensais pas ajouter de revues à mes lectures pour un bout mais j’ai aujourd’hui découvert que la Librairie La Liberté à Sainte-Foy offre l’une des meilleures sélections de périodiques en ville. J’y ai découvert des choses que je ne croyais même pas exister (dont enfin une revue historique ayant le potentiel d’intéresser mon fils de treize ans). Quant à savoir pourquoi j’ai choisi cette revue-ci en particulier, eh bien, vous connaissez ma passion pour l’histoire. De la redécouvrir sous un angle moins occidental constituait une proposition fort intéressante.

Beaux-Arts Hors-Série: Les secrets des chefs-d’oeuvre de la BD

bahs_bdJe m’en suis toujours voulu d’avoir délaissé pendant une longue partie de ma vie tout ce qui s’est fait côté BD européenne. Pour moi, ça se limitait à Tintin, Astérix, Spirou et Achille Talon. Pour me sustenter en histoires bien charnues, je préférais chasser du côté des Américains (et là encore, on ne peut pas dire que les intrigues dans Amazing Spider-Man volaient bien haut…). Aujourd’hui, après avoir réalisé tout l’immense territoire narratif que j’ai négligé, je commence à regarder du côté de l’Ancien Monde…