100 mots sur… Dylan Dog: Dead of Night

DylanDogDeadOfNightEncore une adaptation, cette fois de la bande dessinée italienne éponyme, le film déçoit. Malgré une idée de base pourtant si fertile pour une critique sociale, il tente plutôt la comédie d’horreur, échouant à la fois à être drôle ou horrifiant. Mais là où le bât blesse le plus, c’est avec l’utilisation d’un personnage secondaire horripilant et futile. En effet, l’assistant Marcus aurait pu être retiré de l’histoire et mieux la servir ainsi. En supprimant sa présence, le film n’aurait pas été meilleur, mais il aurait été au minimum moins enrageant.

Les dix derniers mots: On ne remplit pas une histoire vide avec des blagues.

100 mots sur… Journey to the West: Conquering the Demons

JttWCtDAdaptation haute en couleurs du roman chinois du XVIe siècle, Journey to the West: Conquering the Demons impose la réflexion suivante: avec quels acquis aborde-t-on une oeuvre de fiction? Grâce à un intérêt de longue date pour le bouddhisme, j’ai eu moins de mal à comprendre la fin, mais j’ai dû faire des recherches pour saisir le plein sens du récit, contrairement à quelqu’un dont l’éducation aurait été agrémentée de littérature chinoise. À l’inverse, quelles sont les références dans nos oeuvres occidentales qui paraissent obscures pour les publics aux antipodes?

Les dix derniers mots: Un amalgame captivant de structure occidentale et de matériel oriental.

100 mots sur… Sleeping Beauty

100 mots sur… est un type de chronique que vous viendrez à apprécier après un certain temps. C’est un format qui me limite à une centaine de mots pour exprimer une idée sur une oeuvre. Au premier abord, c’est une méthode excellente pour synthétiser une analyse, mais c’est aussi une manière de m’empêcher de me vider de tous mes mots sur le plancher (d’où votre appréciation grandissante au fur et à mesure de ces billets).

SleepingBeautyProduit par The Asylum, Sleeping Beauty est un autre “mockbuster” visant à tirer profit de la sortie d’un film gros budget similaire (Maleficent). Ça colle à l’histoire de base avec un prince, une princesse, une sorcière et une malédiction. Ah oui, il y a aussi des zombies. Malgré cette “originalité” (notez les guillemets ironiques), le scénario paresseux et prévisible rate une belle occasion de se démarquer du conte classique et des autres adaptations en recourant à la fois aux clichés anciens (“ils vécurent heureux”) et aux clichés modernes (des zombies).

Les dix derniers mots: La fin dans ma tête était meilleure que la leur.