100 mots sur… Firestorm

FirestormOn reproche souvent au cinéma d’action hongkongais de tout miser sur la violence et les belles images léchées; bref, du cinéma superficiel dénué de toute substance. Afin de démentir cette allégation, voici Firestorm. Avec ses personnages aux pulsions conflictuelles, prisonniers d’une intrigue qui les condamne à un échec inévitable, ce film s’élève au-dessus du simple thriller d’action. Parce que tout est mis en place dès le début au coeur des protagonistes pour les faire tomber de haut et nous faire admirer cette chute, on assiste en fait à une tragédie.

Les dix derniers mots: On trouve de l’art dans les endroits les plus inattendus.

100 mots sur… Dredd

dreddBasé sur le comic britannique Judge Dredd, le film quasi-éponyme nous relate un quart de travail pas commode pour notre héros à gueule de Grumpy Cat. Le film se démarque en étant la seule adaptation de comic book à omettre de nous imposer  une heure de mythe originel pour plutôt se concentrer sur son intrigue principale. Le juge Dredd est établi dès le début comme un justicier notoire et redoutable, ce qui nous suffit pour l’histoire. Bref, un rare film d’action qui ne prend pas le spectateur pour un idiot.

Les dix derniers mots: Un modèle pour tous les autres films du même genre!

Gare à la fausse action

Lors de la construction d’un récit, prenez garde à la « fausse action » ou l’action pour le seul bénéfice de l’action. La fausse action ne fait pas progresser l’histoire, elle n’implique pas les personnages et ne les pousse pas à changer. Beaucoup de films d’action souffrent de fausse action; les poursuites automobiles, les combats d’armes à feu et les explosions abondent mais ne font rien de plus que d’importuner les personnages et éventuellement d’ennuyer les spectateurs avec leur répétition et leur manque d’enjeux significatifs.

– Dungeon Master’s Guide, 5e édition

Ce livre se révèle une surprenante leçon d’écriture…