Le plus important est dans les marges.

En guise d’introduction

Vicomte de Bernières

Homme de lettres, aventurier, gentilhomme

C’est ainsi que j’ai pris l’habitude de me présenter récemment sur différentes plates-formes. Mais est-ce à proprement parler une description fidèle de qui je suis? Ou est-ce plutôt un aveu de ce que j’aspire à être?

Homme de lettres, je l’ai été, je le suis d’ailleurs toujours. J’ai fait mes études universitaires en lettres et j’ai continué de lire et d’écrire de manière compulsive depuis cette lointaine époque. Cependant, j’ai toujours plus lu qu’écrit. J’aimerais renverser cette proportion; ce site présente certainement un moyen d’y parvenir.

Aventurier? Voilà un beau voeu pieux. J’avoue bien candidement que j’ai toujours été du genre casanier: le confort d’un fauteuil préféré, un café un peu trop sucré et un bon roman – voilà les composantes d’une vie rêvée. C’est du moins ce à quoi m’a réduit une anxiété qui n’a fait que croître avec l’âge. J’ai espoir que, d’une quelconque manière, ce site me poussera hors des conforts où je me suis retranché et dans un monde extérieur qui n’a de cesse malgré tout de me fasciner. D’autant plus que notre époque appelle à des héros plus actifs que des philosophes de salon.

Gentilhomme est une aspiration qui me tient particulièrement à coeur. Je ne parle pas ici d’une noblesse de fortune, de rang ou de naissance. J’entends plutôt une véritable noblesse du coeur, celle qui se pique autant de sa propre dignité que de celle qui doit être reconnue en chaque être humain. Ainsi, j’épouse une vision de la condition de gentilhomme telle qu’elle ne s’arroge pas de droits; plutôt, elle s’impose des devoirs encore plus astreignants: une noblesse de responsabilités plutôt que de privilèges.

Ce qui nous ramène doucement au premier item de ma présentation usuelle: vicomte de Bernières. Il s’agit bien sûr d’un titre de fantaisie, un trait d’extravagance qui n’a pas plus d’impact réel qu’un mouchoir de poche singulièrement coloré. Mais, pour moi du moins, le titre évoque un engagement envers moi-même autant qu’envers les gens qui m’entourent, celui d’une discipline constante dans l’atteinte de l’excellence – dans mes idées, dans mes écrits, dans la manière dont je me présente au monde et comment j’entre en relation avec lui.

D’aucuns diront que c’est là une lubie bien digne d’un rêveur romantique. Certes, je ne leur disputerai pas ce point, mais — bon sang! — il faut bien que quelqu’un continue de les avoir, ces rêves un peu fous.

Alors oui, je vous concède que le titre est effectivement une pure fantaisie, mais mon attitude demeurera toujours tout ce qu’il y a de plus authentique.

Je vous en donne ma parole… de gentilhomme.