100 mots sur… Journey to the West: Conquering the Demons

JttWCtDAdaptation haute en couleurs du roman chinois du XVIe siècle, Journey to the West: Conquering the Demons impose la réflexion suivante: avec quels acquis aborde-t-on une oeuvre de fiction? Grâce à un intérêt de longue date pour le bouddhisme, j’ai eu moins de mal à comprendre la fin, mais j’ai dû faire des recherches pour saisir le plein sens du récit, contrairement à quelqu’un dont l’éducation aurait été agrémentée de littérature chinoise. À l’inverse, quelles sont les références dans nos oeuvres occidentales qui paraissent obscures pour les publics aux antipodes?

Les dix derniers mots: Un amalgame captivant de structure occidentale et de matériel oriental.

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100 mots sur… Sleeping Beauty

100 mots sur… est un type de chronique que vous viendrez à apprécier après un certain temps. C’est un format qui me limite à une centaine de mots pour exprimer une idée sur une oeuvre. Au premier abord, c’est une méthode excellente pour synthétiser une analyse, mais c’est aussi une manière de m’empêcher de me vider de tous mes mots sur le plancher (d’où votre appréciation grandissante au fur et à mesure de ces billets).

SleepingBeautyProduit par The Asylum, Sleeping Beauty est un autre “mockbuster” visant à tirer profit de la sortie d’un film gros budget similaire (Maleficent). Ça colle à l’histoire de base avec un prince, une princesse, une sorcière et une malédiction. Ah oui, il y a aussi des zombies. Malgré cette “originalité” (notez les guillemets ironiques), le scénario paresseux et prévisible rate une belle occasion de se démarquer du conte classique et des autres adaptations en recourant à la fois aux clichés anciens (“ils vécurent heureux”) et aux clichés modernes (des zombies).

Les dix derniers mots: La fin dans ma tête était meilleure que la leur.

Un préambule obligé

Par trois fois, je me suis repris pour écrire ce premier billet. Les premiers pas sont souvent les plus difficiles à faire et, dans le cas d’un nouveau blogue, il s’agit de réussir d’une part à trouver sa voix et de l’autre à bien faire comprendre la vocation de ce petit coin naissant du Web.

Vais-je parvenir à vous vendre quelques années de blogage à l’avance? Vais-je réussir à dissimuler le ton prétentieux que j’ai tendance à prendre quand j’écris? Vais-je trahir mon amour du point-virgule, de l’adverbe et du synonyme obscur?

Impossible à dire pour l’instant.

Nous voilà samedi après-midi, j’ai terminé mes lectures et je n’ai rien d’autre à faire (à part la vaisselle, le ménage de la salle de bains, l’aspirateur, les comptes et le rangement de mes pneus d’été). C’est le moment idéal pour cesser de remettre ce billet à plus tard. Allons-y!

(D’ailleurs, il faut bien que je justifie le coût du domaine.)

Vais-je trahir mon amour du synonyme obscur?

Qu’est-ce que Notes marginales? (Je ne suis toujours pas décidé sur la casse finale du titre.) C’est un blogue dans lequel je me propose de partager mes réflexions sur les nombreuses oeuvres de fiction que je consomme: romans, films, séries télé, bandes dessinées, jeux vidéo, chansons, jeux de rôles, et j’en passe. “Bon, un autre site de critiques”, me direz-vous. Et vous auriez raison d’ignorer une autre opinion criarde dans le souk bruyant qu’est Internet. J’ose par contre espérer vous offrir un peu plus qu’un “c’était full trippant” ou un “c’était full poche”.

En effet, j’aimerais puiser dans mes études littéraires (qui n’ont jamais vraiment cessé malgré le cours qu’a pris ma vie) pour vous présenter des analyses plus fines d’oeuvres qui n’ont pas d’ordinaire la faveur du monde académique des Lettres.

Que diriez-vous d’examiner l’évolution du personnage d’Handsome Jack dans le dernier Borderlands sur Xbox?
Pourquoi ne pas s’attarder sur la nature de l’antagoniste dans le récit de l’album-thème The Soul Cages de Sting?
Quels sont les thèmes sous-tendant la trame narrative du film Sharknado? Et pourquoi sont-ils absents dans sa suite?

Toutes des questions dignes d’intérêt selon moi. Reste à voir si je pourrai rendre cela intéressant à vos yeux aussi.

Voilà pour la vocation du blogue; la voix se placera en écrivant. Laissez-moi seulement me relire un instant…

Bon, la voix se placera « éventuellement ».